Je ne me souviens plus de la phrase exacte mais Terry Pratchett faisait dire à mémé ciredutemps dans un des ses livres que être sorcière ce n’est pas simplement être présent ça tout le monde le peut, mais c’est savoir où l’on est et ce que l’on fait. (J’essayerais de retrouver la phrase exacte).
Dans tous les cas cette phrase m’a fait penser à cette exercice que j’aime à effectuer mais qui m’épuise. Peut être ne suis-je pas très doué pour ce genre d’exercice mais je suis aussi coupable de ne pas m’y être assez entraîné.
Il s’agit de prendre conscience de ses 5 sens en même temps.
Rappelons les 5 sens: le toucher, la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût.
L’exercice est en soi très simple à comprendre, plus dur à mon sens à pratiquer. Il s’agit par exemple de simplement s’asseoir sur une chaise disons. Et de ressentir, pour commencer par le toucher.
Ressentez vos vêtements pour commencer, la pression, le contact sur votre peau, vos chaussures, la ceinture trop serrée, le contact avec la chaise, la chaleur, le froid ? Tout ce que vous pouvez sentir. Il est important là de ressentir mais de ne pas y prêter trop d’attention.
C’est un peu, si j’ose le comparer, comme la concentration et l’observation juste du zazen. De la concentration, juste ce qu’il faut pour avoir la bonne attitude, et de l’observation, juste ce qu’il faut pour ne pas que l’esprit s’attarde. Je sais cela n’a rien de facile. En complément de ce que je viens d’avancer là il est facile sur le net de trouver la signification et la pratique de terme comme hishiryo, sanran et kontin.
Ensuite passez à la vue par exemple et contemplez ce que vous voyez. Vous devez pouvoir tout embrasser d’un seul regard. Là encore les mêmes recommandations que pour le toucher s’appliquent et s’appliqueront pour tous les sens. La difficulté ici est de toujours être conscient de la sensation du toucher et de rajouter si j’ose dire celle de la vue. Simplement être conscient ne pas s’arrêter sur “tiens un oiseau etc..”
Bien sûr vous l’aurez compris la suite coule de source, l’odorat, l’ouïe et ensuite le goût. À chaque fois vous devez exploiter tous vos sens l’un d’eux ne doit pas prendre le dessus sur l’autre.
Le plus difficile étant le goût car assis sur une chaise il est bien difficile à expérimenter, rien n’empêche de se limiter là qu’aux quatre autres éléments et d’expérimenter le goût à part.
Le goût, bah je l’utilise tous les jours ! Ah bon ? un peu comme la vue en fait et tout le reste, mais quand est il réellement ?
Je me rends compte quand parlant plus haut de quelques concepts de zazen j’ai pu semer le trouble alors plutôt que de vous laisser chercher sur le net je vais expliquer en gros le concept.
Le zazen éatnt la position assise de méditation, mais pas que. C’est ainsi la posture juste et l’attitude juste. Pour faire bref, le pratiquant s’asseoit et par sa concentration maintient une position adéquate. le problème de cette concentration , c’est que, poussée à l’extrême elle peut induire l’état de kontin cet état plonge dans une somnolence le pratiquant. Pour y remédier il faut pratiquer l’observation juste, entre autre des pensées libérées par le subconscient sans pour autant s’y attacher. A nouveau un excès d’observation peut amener l’état de sanran qui est une trop grande divagation de l’esprit. Un juste milieu doit donc être trouvé la solution se trouvant souvent dans l’un pour corriger les excès de l’autre.
Ouff!!
Merci d’avoir suivi.