Une fois n’est pas coutume, je me fends d’un billet d’humeur pour épingler ici tout ce que je constate sur le net éso.
Parmi les morceaux qui me chatouillent le plus il y a les présentations sinon comiques, pour le moins irritantes de la faune peuplant les forums ésotériques. Parmi les perles qui, me semble-t-il avait disparu pendant un moment, on trouve pêle-mêle: « Je suis païenne depuis mai » ; J’ai toujours été wicca car j’aime les fées, les fleurs et les lapins ».
Bon d’accord je caricature un peu mais pas tant que cela. Alors oui certains diront la wicca n’est pas dogmatique et chacun peut la penser comme il veut. Mais n’est-ce pas justement parce que l’on en a fait et laisser dire n’importe quoi que l’on trouve ce genre de chose ?
Il s’en fout vous direz vous, il n’est pas wiccan, et vous aurez à moitié raison. À moitié seulement car j’ai longtemps arpenté le chemin de la wicca, et que dans l’absolu, à partir du moment où il s’agit d’un chemin spirituel, je le sens proche de moi d’un certain côté. Seulement qu’est-il devenu ? Un espèce de fourre-tout spirituel ? Un mot que l’on tape sur le net ou dont l’on tombe dessus pas hasard et dont, après avoir lu deux ou trois définitions par ci par là, on se sent « proche », « païenne depuis toujours ».
On voit de plus en plus fleurir des groupes se réclamant de… Très bien en soi je ne trouve rien à redire sauf que lorsque l’on se penche un peu sur les programmes d’apprentissage que propose certains de ceux-ci, on s’aperçoit qu’il n’y a pas beaucoup d’originalité ou de travail de réflexion personnel. Exemple, dans combien de ces pseudos apprentissages voit -on des: Les 13 princpes de la Wicca; la morale de la wicca (franchement comment ose-t-on parler de morale ?) ; et la plupart du temps un savant melting-pot de tout ce qu’on peut trouver (rune, tarot, chakra, chamanisme, new age etc…)
Je ne défends pas la wicca comme un hardgards, mais une certaine valeur du spirituel qui est devenu facile d’accès, du moins le pense-t-on en essayant deux ou trois exercices. Combien parcours la forêt à la recherche des plantes, au contact des esprits, combien franchissent la haie pour pénétrer les autres mondes ? J’ai l’impression que maintenant on préfère savoir si tel ou tel outil est du dieu ou de la Déesse (ou bi, si si je l’ai vu).
Bref voilà mon permier billet d’humeur.